BDLS 73 : Micro-nouvelle, mode d’emploi

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Dans le monde foisonnant de la littérature actuelle – et surtout virtuelle – le très très court est à la mode. Regardez le succès rencontré par la plate-forme Short Edition et ses distributeurs d’histoires éphémères!


Les principaux avantages de la micro-nouvelle pour l’écrivain en herbe? Outre le fait qu’on vient à bout d’un projet beaucoup plus rapidement qu’avec un roman (or, rien de plus satisfaisant que de contempler son texte achevé!), cette pratique permet également d’affiner son style et de s’essayer à différents genres littéraires. Pour opter ensuite, en toute connaissance de cause, pour celui qu’on préfère et dans lequel on se sent le plus à l’aise lorsqu’il s’agit de passer à un format plus long. Tentés par l’aventure? Même si je ne prétends pas que ma méthode conviendra à tout le monde, j’espère qu’elle vous sera utile…

1. Choix du thème
Depuis que j’ai lancé mon blog La dernière minute , je tiens une liste de sujets d’histoires à exploiter. Certaines idées m’ont été soufflées par des amis, d’autres me sont venues au hasard d’une lecture, d’un film, ou d’une réflexion. Avant de commencer un nouveau texte, je consulte donc cette liste et retiens deux ou trois thèmes qui me parlent particulièrement sur le moment. L’un d’entre eux s’impose ensuite assez rapidement: je n’ai plus qu’à me lancer!

2. Brainstorming
Si je préfère rédiger mes histoires à l’ordinateur, la phase de préparation se déroule dans un carnet. Je laisse en général mon esprit vagabonder et l’intrigue commence peu à peu à se construire, parfois même à mon insu… Je réfléchis à mes personnages principaux (nom, petit background, quelques traits de caractère) à la structure globale de l’histoire (sans entrer dans tous les détails), à la chute (même si cette dernière peut changer en cours d’écriture). Cette phase-là me prend en moyenne deux ou trois heures, parfois plus lorsque je dois effectuer quelques recherches. Je laisse ensuite mûrir le tout avant de me mettre à l’écriture à proprement parler. Il m’arrive aussi de commencer à rédiger en n’ayant qu’une idée très vague d’où l’histoire va me mener.


3. Écrire
Rédiger les premières phrases, voire le premier paragraphe d’un texte, a toujours été pour moi la phase la plus compliquée (même dans l’exercice de mon métier de journaliste). Lorsque ça coince trop, j’utilise l’application Flowstate qu’un pote écrivain m’a fait connaître. On y choisit une durée d’écriture (je recommande d’opter pour cinq minutes au début, afin d’éviter la panique), puis on commence à taper. Mais attention, lorsque les doigts s’éloignent plus de cinq secondes du clavier, le texte commence à disparaître, sans possibilité de le sauvegarder! Une bonne solution pour booster l’inspiration…
Sinon, j’écris sur l’application Evernote, ce qui me permet de travailler indistinctement sur mon Iphone, mon Ipad, ou mon ordinateur (et d’y retrouver tous mes textes par la magie de la synchronisation). Je travaille essentiellement dans les cafés, je me suis rendue compte qu’un léger brouhaha favorisait ma concentration.

4. Relire
Une fois mon premier jet rédigé (une étape qui peut me prendre entre deux et trois-quatre sessions d’une ou deux heures, selon la longueur du texte), je relis le tout. Mais étant assez perfectionniste, je retravaille aussi souvent en cours d’écriture. Je corrige les fautes, revois certaines formules, élimine des passages inutiles, prends garde aux répétitions, etc. Pour trouver des synonymes, l’application Robert Mobile (à télécharger sur OIS  ou GooglePlay) est très utile!

5. Publier
Et voilà, mon texte est prêt à être posté sur mon blog! Il m’arrive également de publier sur la plate-forme Short Edition. Vous pouvez facilement vous y créer un espace auteur et commencer à publier vos textes, sans oublier de commenter ceux des autres!

Alors, à vos claviers (ou vos stylos, c’est selon 🙂 )!

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