La ménagerie de Sarah Bernhardt

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Ma première critique sur Graines de Blogueuses voit le jour avec La ménagerie de Sarah Bernhardt de Jean-Luc Komada. Je remercie GdB ainsi que Publishroom pour ce partenariat et l’envoi de ce titre qui me faisait envie dans leur catalogue. Est-ce que ce roman est une réussite ? Réponse.

Résumé : 

Ce roman épistolaire fictif brosse le portrait de Sarah Bernhardt à travers les échanges de courriers entre l’acteur Jean-Mounet Sully et Louise Abbéma, une amie très proche de Sarah. Il entretenait une relation avec Sarah et s’inquiète de sa fréquentation avec un jeune premier, Victor. Empreint de jalousie, Mounet-Sully tente de convaincre Louise d’espionner la tragédienne à son compte. Tous deux font entrevoir, à travers des dialogues drôles et captivants,  des facettes méconnues de Sarah Bernhardt.

Mon avis :

Avant d’entrer dans ce roman, il y a un avant-propos de Komada qui nous explique son amour pour Sarah Bernhardt. Si vous ne la connaissez pas, Sarah Bernhardt est une très grande actrice du fin 19ème, début 20ème siècle. Jean Cocteau invente pour elle le terme de « monstre sacré ».

Dans ces pages et par la suite, Komada nous montre qu’il connaît son sujet même si cela peut être poussif. En effet, dès les premières lettres échangées entre Mounet-Sully et Abbéma, ils se lancent dans un jeu pour savoir qui connaît mieux Sarah. Cela rend les échanges lourds car on a l’impression d’une accumulation de connaissance de la part de Komada. Je vous avoue que lire ce genre de chose au début d’un roman ne m’a pas forcément enchantée. Dès que l’on sort de ces accumulations, la plume de Komada nous entraîne dans une fabuleuse histoire.

Quand la fiction prend enfin le dessus par contre, on passe un très bon moment tant on se prend dans l’histoire. En plus des lettres entre Mounet-Sully et Abbéma, nous suivons également Victor et Gabrielle. Ce sont deux anciens amants qui apportent une dynamique intéressante à cette « ménagerie ». Ce sont deux personnages fictifs et bizarrement ce sont eux que j’ai préféré même si certaines tirades entre M-S et Abbéma m’auront bien fait rire.

Le personnage de Sarah est donc inspiré des écrits existants. L’auteur le mentionne dès le départ et on retrouve les titres en fin de texte. On y découvre une femme qui était libre de vivre comme elle l’entend. Tant pis pour les commérages, tant pis pour le scandale. Il y a une véritable aura autour d’elle qui la sacralise en tant que « star ». Son entourage est ce qui la rend humaine puisque c’est la preuve d’un besoin d’affection et de donner en retour.

Conclusion :

Si le début peut sembler laborieux, j’ai réussi à entrer dans une très bonne histoire. Grâce à Komada, j’ai appris énormément de chose sur Sarah Bernhardt que je connaissais que très peu. En plus d’être une véritable artiste, elle est également un personnage à part entière et mérite d’être connue. J’ai également apprécié les personnages totalement fictifs que sont Victor et Gabrielle. N’hésitez pas à vous lancer !

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