BDLS 49 : Carte postale et chronique de mon « voyage littéraire » Le Dernier Jour d’un Condamné de Victor Hugo

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Descendez ! Fin du voyage

Dénonciation de la peine de mort par Victor Hugo à travers son ouvrage Le dernier jour d’un condamné. Nous vivons les dernières 24 heures d’un condamné par le biais de descriptions minutieusement réalistes que déroutantes. Nous voyons par l’œil de ce condamné, frissonnons d’émotions à travers ce cœur qui va s’éteindre dans 24 heures.

Scène tragique, le papa qui voit sa fille quelques minutes avant de se rendre sur la place de la guillotine… elle ne le reconnaît pas. Ne l’as pas vu depuis un an… pour elle son papa est déjà mort, scène très émouvante…

On n’en ressort égratigné, voir écorché à vie et ans jeu de mot ! Victor Hugo a joué sur une description impersonnelle du condamné qui permet ainsi de ne pas se focaliser sur un type de condamné mais sur l’ensemble… on ne connaît ni son crime, ni son âge, rien… juste que son épouse est une femme malade et qu’il a une fille de 3 ans.

Cet ouvrage est un combat, une dénonciation, de la guillotine. Il veut transmettre l’absurdité de la peine de mort. A savoir rendre justice par la mort, qu’elle drôle de concept. Son livre peut se brandir comme on brandirait une pancarte avec Arrêtez les exécutions par la peine de mort. Un chamboulement psychologique. La peine de mort abolit en 1981 en France… quand on y réfléchit bien cela ne fait pas si longtemps.

J’ai besoin de reprendre mes esprits pour attaquer ma nouvelle destination.

Extraits notables à retenir :

 » Je me rappelle l’avoir lu dans je ne sais quel livre où il n’y avait que cela de bon, les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis. Qu’y a t-il donc de si changé a ma situation ? » chapitre III

 » La tête d’un voleur a deux noms : la Sorbonne quand elle médite, raisonné et conseille le crime; la tronche, quand le bourreau la coupe. » chapitre VI.

« Pas malade ! En effet, je suis jeune, sain et fort. Le sang coule librement dans mes veines ; tous mes membres obéissent à tous mes caprices ; je suis robuste de corps et d’esprit, constitue pour une longue vie ; oui, tout cela est vrai ; et cependant j’ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes « . Chapitre XVI.

« Oh si ces jurés l’avaient vue, au moins, ma jolie petite Marie, ils auraient compris qu’il ne faut pas tuer le père d’un enfant de trois ans. Son père sera un des souvenirs du peuple de Paris. Elle rougir de moi, et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi, de moi qui l’aime de toutes les tendresses de mon cœur. » chapitre XXVI.

 » Oh ! L’horrible peuple avec ses cris d’hyène ! Qui sait si je ne lui échapperait pas ? Si je ne serai pas sauve ? Si ma grâce… il est impossible qu’on ne me fasse pas grâce ! Ah les misérables ! Il me semble qu’on monte l’escalier  » chapitre XLIX dernier.

Mon avis :

Ce livre fait partie de mes favoris, et je ne pense as être la seule. Il nous fait réfléchir à la manière d’une plaidoirie. Ce livre est qualifié du plus grand réquisitoire jamais écrit sur la peine de mort. Un vrai coup de cœur. Si vous l’avez lu vous devez savoir de quoi je parle sinon foncez vous le procurer et vous m’en direz des nouvelles.

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Nadia toladeur 

 

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